AXE X

Le Jardin Parallèle participe à Reims Scènes d’Europe

Temps fort rémois par excellence, événement cosmopolite de la région Grand Est, Reims Scènes d’Europe fait partie des événements vivifiants du territoire national.
En 2017, le jardin Parallèle investi pour la première fois cet événement à travers l’accompagnement artistique apporté à l’artiste syrien Yamen Mohamad, qui a présenté son premier projet Croisement au festival en février 2017.
Cette année, le Jardin Parallèle crée l’Axe X, projet exploratoire tourné vers les arts de l’objet, de l’image, du corps et du texte. Quatre champs qui font rayonner l’art de la marionnette en relation étroite avec les autres arts.
Événement singulier résolument tourné vers l’expérimentation et la performance, l’Axe X est un temps de création développé lors du festival Reims Scènes d’Europe.
À l’occasion de l’inauguration de ce nouvel axe, David Girondin Moab présente sa dernière création, Incantations, une performance, inspirée des textes de l’auteur espagnol Antonio Gamoneda, et s’entoure d’une équipe aux couleurs européennes.

 

Rendez-vous les samedi 10 et dimanche 11 février à 15h30 au Jardin Parallèle

INCANTATIONS / Performance

Compagnie Pseudonymo

 

Gratuit sur réservation

Jardin Parallèle

72-74 rue de Neufchâtel, 51100 Reims

 

Réservations : La Comédie de Reims, 03 26 48 49 10

Théâtre de gestation et d’apparitions de corpuscules oniriques, comme jaillis du Codex de Dioscoride, médecin biologiste de l’antiquité, Incantations esquisse une transfusion de l’écriture du poète espagnol Antonio Gamoneda dans l’univers marionnettique.
Il y est question d’immersion dans la matière, d’expériences sur le poison, la folie, l’ébriété de la vieillesse.

À travers son œuvre, Antonio Gamoneda semble observer la substance-temps au microscope. En sondant la traversée d’une existence humaine, il en dépèce la chair et en livre un diagnostic âprement métaphysique.

Dans l’espace vide, blanc de lumière, la mise en scène cisèle la polyphonie des partitions artistiques en présence. Chacune se construit, irriguée par la puissante écriture du poète espagnol.

Un corps, un violoncelle, une voix et une mécanique d’ombres projettent sons et signes sur la surface clampée d’un écran.

Au plateau, Cristina Iosif développe la corporéité riche et protéiforme d’un être énigmatique, figure du poète ou de ses angoisses. Elle erre, avec cet éloignement de soi propre aux marionnettistes qui la lie naturellement à la présence secrète de Marta Pereira, invisible, qui fait vivre les ombres par une gestuelle chorégraphique. Le violoncelle est la troisième présence au plateau, drapée et chargée comme un fétiche vaudou Silvia Lenzi donne la force émotionnelle des mutations qu’il inspire au trio symbiotique porté par l’echo de la voix de Gamoneda que nous livre son compatriote Aitor Sanz Juanes.

Art de l’instant, la performance est la mécanique rêvée pour déchiffrer l’étoffe dont nous sommes faits. 
Sa dynamique nous incite à un renouvellement du geste dans lequel s’inscrit le corps en mouvement. Un corps, nourri par les mots de l’auteur, comme par les injonctions musicales et visuelles qui le traversent.

Textes Antonio Gamoneda d’après Clarté sans repos, traduit par Jacques Ancet – Conception et mise en scène David Girondin Moab – Scénographie Muriel Trembleau – Jeu et manipulation Cristina Iosif et Marta Pereira – Voix Aitor Sanz Juanes – Plasticien Matt Jackson – Costumes Marianne Mérillon – LumièresSon Cyril Noël.
Production Compagnie Pseudonymo.
La compagnie est conventionnée par la DRAC Grand Est, elle est soutenue par la Région Grand Est, le Conseil Départemental de la Marne et la Ville de Reims.